Les fantasmes visant à ordonner, à gérer et à restreindre dans l’espace et dans le temps les corps réfugiés par des infrastructures migratoires ne sont pas nouveaux et puisent dans une longue tradition historique. L’analyse d’archives des camps de réfugiés au lendemain de la Seconde Guerre mondiale révèle le rôle des infrastructures médiatiques dans la création, le maintien et l’évolution de pratiques administratives relatives au statut de réfugié. Ainsi, l’utilisation de médias se trouve au cœur des mécanismes de la gestion technologique des « crises » migratoires.